Le bassin genevois en partie lié à son voisin suisse – Marché immobilier en France voisine
Genève et environs
Posted on 4 Sep 2020
Categories: Focus on
Study for a British university degree in Geneva

Tout comme le Grand Annecy, le bassin genevois français a vu son activité immobilière reprendre de plus belle à l’heure du déconfinement.

Porté par la vitalité de l’économie haut-savoyarde et, dans le sillage du Grand Annecy, le marché immobilier du bassin genevois achevait 2019 dans un contexte favorable empreint d’une hausse légère et régulière des prix. La demande restant stable, les maisons affichaient une évolution des prix médians sur un an de 3,7 %. De leur côté, les appartements faisaient l’objet d’une augmentation annuelle de leur prix médian de 4, 5 % pour atteindre une moyenne de 3690 €/m2 (contre 4030 €/m2 pour le Grand Annecy).

Situées dans un secteur économique dynamique, les transactions sont initiées par des acquéreurs au profil actif et plus tôt jeune : 37 % d’entre eux sont des trentenaires. À noter que 9 % des acquéreurs sont de nationalité suisse, soit le plus haut pourcentage d’acheteurs étrangers du département (moins de 1 % pour Annecy). Dans le neuf, la demande est principalement orientée vers des résidences principales qui occupent 60 % du secteur marchand, le reste (40 %) étant acquis pour de l’investissement, une proportion plus élevée que sur les autres agglomérations de l’Arc alpin, indique la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI) des Alpes. Le prix moyen du neuf à fin 2019 s’établit à 4595 € TTC/m2, soit une augmentation annuelle de 2 %.

Perspectives prometteuses hors frontières

Le marché de l’immobilier dans le nord
du département a, comme le reste de
la Haute-Savoie, pris un départ sur les
chapeaux de roues au lendemain du
déconfinement décrété en mai. Pour les
notaires des pays de Savoie, l’activité immobilière du bassin genevois reste particulièrement liée à ses voisins helvétiques
« dont l’économie est assez florissante et
qui a bien géré la crise du Covid.

En plus de bénéficier d’une souplesse de son marché du travail, la Suisse devrait voir à très court terme une frange importante de sa population partir à la retraite laissant à disposition des postes qualifiés vacants qui pourraient naturellement s’offrir à la main d’oeuvre française. » En toute logique, l’évolution du marché immobilier dans le Bassin genevois et le Pays gessien dépendra pour partie de la situation par‑delà de la frontière.

Trois critères clés pour une reprise durable

Jouissant d’ores et déjà d’une reprise très soutenue, la bonne santé du marché immobilier dans le genevois s’inscrira-t-elle dans la durée ? Pour Yannick Garnier, délégué pour le marché immobilier des deux Savoie à la Chambre interdépartementale des notaires de Savoie et Haute-Savoie, les perspectives dépendront de deux facteurs décisifs : en premier lieu, la contribution du secteur bancaire qui doit « jouer le jeu » en continuant de prêter. 

Les banques ayant déjà augmenté leur marge depuis le déconfinement, celles-ci doivent maintenir un taux de prêt attractif pour favoriser les emprunts. Ensuite, l’absence d’une deuxième vague de pandémie et un climat social apaisé à l’automne sera déterminant pour l’avenir de l’activité. La situation économique en France, et notamment le taux de chômage au 1er janvier 2021, donnera le ton pour l’année prochaine.

 

* Nathalie Truche